Types de compost

8 septembre 2015Terre

En tant qu’individu ou organisation, nous produisons chaque jour des matières qui pourraient être compostées. Selon les infrastructures, les services disponibles et notre niveau de motivation personnelle, nous pouvons, et nous devrions, trier nos matières compostables. Qu’on les génère en préparant le repas, au travail, en sortie ou en jardinant, il y a toujours une possibilité de les récupérer. Les matières récupérées seront différentes en fonction du service qui s’offre à vous ou du type de compost que vous utilisez.

Si vous valorisez vous-même vos matières organiques, vous compostez. Deux options de valorisation s’offrent à vous : le compostage domestique, que l’on fait sur son terrain, dans un parc ou un jardin communautaire; et le vermicompostage, aussi appelé lombricompostage, qui se fait à l’intérieur à l’aide de vers de terre de type Eisenia fetida (vers rouges). Sinon, vous participez à une collecte de résidus alimentaires qui permet de les valoriser en un compost industriel, c’est-à-dire à grande échelle. Ce service est de plus en plus répandu et est souvent offert par votre municipalité ou des entreprises telles que Compost Montréal.

 

Dans la vie de tous les jours, peu importe la façon dont vous valorisez vos matières compostables, l’action de les récupérer est présente. La transformation de celles-ci en compost, un amendement de sol riche en humus, se fait par la suite.

Quand on composte soi-même, les viandes, produits laitiers, les produits transformés et les restes de table ne sont pas conseillés à cause des odeurs qu’ils produisent en se décomposant et parce qu’ils peuvent attirer des animaux indésirables. En règle générale, le compost domestique et le vermicompost, aiment être alimentés en matières compostables d’origines végétales. L’exclusivité végétale est particulièrement importante pour le vermicompostage puisqu’il se fait à l’intérieur. Et oui! Les vers rouges sont heureux à une température se situant entre 16 °C et 26 °C, il ne faut donc pas les mettre à l’extérieur. La qualité qui en résulte est excellente et c’est le meilleur compost pour les plantes d’intérieur puisqu’il y a moins de risque d’apporter des maladies de l’extérieur.

Quand on utilise un service de collecte, il est important de suivre les instructions de l’organisme qui ramasse les matières puisqu’elles peuvent varier d’un collecteur à l’autre. De manière générale, lorsque c’est la municipalité qui s’en charge, les matières seront envoyées dans un site où on fait du compost industriel et qui, par la chaleur qu’il génère, permettra de tuer les éléments pathogènes provenant des viandes. On peut donc y déposer les viandes, produits laitiers et les restes de tables.

Le compost permet de diminuer la quantité de déchets envoyés au site d’enfouissement. Les matières compostables représentent 44%[i] du contenu d’un sac de vidange et lorsqu’elles sont enfouies, ces matières occasionnent l’acidification du milieu et la génération de biogaz. L’acidification provient du ruissellement de l’eau à travers les matières organiques dans le site d’enfouissement et crée un liquide appelé lixiviat. Il a le pouvoir de dissoudre les métaux lourds et contamine l’eau souterraine et de surface. De plus, la décomposition en absence d’air (anaérobie) forme des gaz de méthane (CH4) qui contribuent au changement climatique. Ces gaz ont un pouvoir de réchauffement 25 plus important que le dioxyde de carbone (CO2)[ii].

Composter a aussi l’avantage de détourner ces matières de l’enfouissement et contribue à faire circuler l’énergie. Ce qui permet de redonner à la Terre ce qu’elle nous a elle-même donné; les plantes produisent notre nourriture et le compost contribue à nourrir les plantes et évite l’appauvrissement des sols. Quel bel échange !

[i] http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/Fiche-compost.pdf

[ii] http://epa.gov/climatechange/ghgemissions/gases/ch4.html

 

 

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