Types de compost

Types de compost

En tant qu’individu ou organisation, nous produisons chaque jour des matières qui pourraient être compostées. Selon les infrastructures, les services disponibles et notre niveau de motivation personnelle, nous pouvons, et nous devrions, trier nos matières compostables. Qu’on les génère en préparant le repas, au travail, en sortie ou en jardinant, il y a toujours une possibilité de les récupérer. Les matières récupérées seront différentes en fonction du service qui s’offre à vous ou du type de compost que vous utilisez.

Si vous valorisez vous-même vos matières organiques, vous compostez. Deux options de valorisation s’offrent à vous : le compostage domestique, que l’on fait sur son terrain, dans un parc ou un jardin communautaire; et le vermicompostage, aussi appelé lombricompostage, qui se fait à l’intérieur à l’aide de vers de terre de type Eisenia fetida (vers rouges). Sinon, vous participez à une collecte de résidus alimentaires qui permet de les valoriser en un compost industriel, c’est-à-dire à grande échelle. Ce service est de plus en plus répandu et est souvent offert par votre municipalité ou des entreprises telles que Compost Montréal.

 

Dans la vie de tous les jours, peu importe la façon dont vous valorisez vos matières compostables, l’action de les récupérer est présente. La transformation de celles-ci en compost, un amendement de sol riche en humus, se fait par la suite.

Quand on composte soi-même, les viandes, produits laitiers, les produits transformés et les restes de table ne sont pas conseillés à cause des odeurs qu’ils produisent en se décomposant et parce qu’ils peuvent attirer des animaux indésirables. En règle générale, le compost domestique et le vermicompost, aiment être alimentés en matières compostables d’origines végétales. L’exclusivité végétale est particulièrement importante pour le vermicompostage puisqu’il se fait à l’intérieur. Et oui! Les vers rouges sont heureux à une température se situant entre 16 °C et 26 °C, il ne faut donc pas les mettre à l’extérieur. La qualité qui en résulte est excellente et c’est le meilleur compost pour les plantes d’intérieur puisqu’il y a moins de risque d’apporter des maladies de l’extérieur.

Quand on utilise un service de collecte, il est important de suivre les instructions de l’organisme qui ramasse les matières puisqu’elles peuvent varier d’un collecteur à l’autre. De manière générale, lorsque c’est la municipalité qui s’en charge, les matières seront envoyées dans un site où on fait du compost industriel et qui, par la chaleur qu’il génère, permettra de tuer les éléments pathogènes provenant des viandes. On peut donc y déposer les viandes, produits laitiers et les restes de tables.

Le compost permet de diminuer la quantité de déchets envoyés au site d’enfouissement. Les matières compostables représentent 44%[i] du contenu d’un sac de vidange et lorsqu’elles sont enfouies, ces matières occasionnent l’acidification du milieu et la génération de biogaz. L’acidification provient du ruissellement de l’eau à travers les matières organiques dans le site d’enfouissement et crée un liquide appelé lixiviat. Il a le pouvoir de dissoudre les métaux lourds et contamine l’eau souterraine et de surface. De plus, la décomposition en absence d’air (anaérobie) forme des gaz de méthane (CH4) qui contribuent au changement climatique. Ces gaz ont un pouvoir de réchauffement 25 plus important que le dioxyde de carbone (CO2)[ii].

Composter a aussi l’avantage de détourner ces matières de l’enfouissement et contribue à faire circuler l’énergie. Ce qui permet de redonner à la Terre ce qu’elle nous a elle-même donné; les plantes produisent notre nourriture et le compost contribue à nourrir les plantes et évite l’appauvrissement des sols. Quel bel échange !

[i] http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/Fiche-compost.pdf

[ii] http://epa.gov/climatechange/ghgemissions/gases/ch4.html

 

 

Surpêche

Surpêche

Depuis le début des années 1950, la pêche industrielle a pris de l’ampleur et les bateaux, trop nombreux, peuvent pêcher jusqu’à quatre fois la capacité de renouvellement des espèces dans tous les océans. Les zones protégées ne représentent que 0.6%, laissant 99,4% des océans exploitables. La popularité des mets à base de fruits de mer, comme les sushis, les techniques de tractage et de pêche, le nombre et la grosseur des bateaux et les quotas autorisés ont mis une pression énorme sur les populations. Les quotas internationaux proposés par les scientifiques sont rarement respectés et au rythme d’exploitation actuel, ceux-ci prédisent que les réserves de poissons seront épuisées en 2048. Il ne reste que 50% des coraux et les populations de thons rouges, de requins et de morues ne comptent plus que 5% ce qu’elles étaient. La disparition des prédateurs entraîne une réaction en chaîne contribuant au déséquilibre des écosystèmes marins, entre autres, par la diminution de la biodiversité et la prolifération d’espèces invasives (algues, méduses, etc.).

Une minorité se fait des millions de dollars en décimant les espèces, en particulier les grands prédateurs, affectant environ un milliard de personnes qui vivent dans des communautés où la pêche est une tradition. Les témoignages sont nombreux, viennent de tous les horizons et sont unanimes, la pêche est beaucoup moins bonne qu’elle ne l’était et oblige les petits pêcheurs à aller plus loin en mer pour capturer des prises qui sont de moins en moins nombreuses, entrainant des coûts supplémentaires, réduisant leur profit et leur chance de survie. De plus, les prises illégales annuelles représentent 50% des poissons qui se retrouvent dans nos assiettes. Sans compter qu’il y a 7 millions de prises accidentelles (tortues, requins, raies, etc.) qui sont rejetées sans vie dans les océans chaque année, ce qui représente 10% des prises totales. Un des plus grands joueurs sur le marché, si ce n’est pas le plus grand, est un fabricant de voiture. Le conglomérat japonais Mitsubishi, ne pêche pas de poisson mais contrôle 60% des stocks de thon rouge qui sont pêchés dans l’Atlantique et la Méditerranée (route migratoire majeure). Ils sont soupçonnés de faire des réserves congelées afin de pouvoir les revendre plus cher lorsque les stocks seront épuisés.

Contrairement à la croyance générale, la pisciculture représente un paradoxe puisque les poissons d’élevage sont nourris avec d’autres poissons qui doivent être pêchés. L’élevage utilise de la farine de poissons, dont la production nécessite plus de kilos de poissons qu’il ne permet d’en produire. Par exemple, il faut 5 kilos d’anchois pour faire un kilo de saumon. Les anchois, les maquereaux et harengs sont des populations encore en bon état et ils représentent donc une alternative intéressante aux poissons d’élevage.

Les enjeux sont nombreux et complexes mais nous en savons assez pour passer à l’action dès maintenant. La prise de conscience a commencé depuis quelques années et nous avons des outils et des exemples de bonnes pratiques à notre disposition. Prendre l’habitude de s’informer auprès de sources variées de manière régulière est la première chose à faire en tant que consommateur. Il y a entre autres la certification MSC qui permet d’identifier rapidement les produits de la mer certifiés durables. Il faut par contre rester prudent parce que la certification évolue avec son renouvellement annuel et bien qu’elle soit reconnue, une réglementation plus vigoureuse est à envisager. Plusieurs organismes publient des informations sur la pêche, les techniques utilisées et les solutions possibles. Par exemple, la Liste rouge mondiale des espèces menacées et le Guide des conserves de thon écoresponsable de Greenpeace Canada.

Vous pouvez aussi vous informer sur la sorte, la provenance et les techniques de pêche utilisées auprès des restaurateurs, gérants de supermarché et poissonniers. Ces questions contribuent à faire des choix responsables, expriment un souci pour notre santé et celle de l’environnement, en plus d’avoir la capacité d’influencer les décideurs dans leurs achats futurs. Ne négligez pas l’influence que vous avez sur l’industrie en tant que consommateurs. Changer nos habitudes, arrêter, ou du moins de réduire sa consommation de poissons, est une des actions ayant un impact certain. Une alimentation variée contribue à diminuer la pression sur cette ressource et peut faire partie d’une démarche graduelle pour arrêter complètement de consommer des poissons.

L’océan est une ressource publique qui nous appartient tous et la création de réserves marines est primordiale pour permettre aux espèces de se renouveler. Faites pression sur les gouvernements pour qu’ils créent des réserves marines et que celles-ci soit bien surveillées. Incitez-les à respecter les données scientifiques et à réduire les flottes. Demandez à ce qu’ils collaborent avec les autres pays pour protéger les espèces migratoires. Les vrais changements n’opéreront que lorsque la science, la politique et les citoyens mettront des efforts communs dans des stratégies de pêche durables et de gestion des écosystèmes marins.

Verdissement d’intérieur

Verdissement d’intérieur

Saviez-vous que l’air extérieur est moins pollué qu’à l’intérieur? Les matériaux de construction dégagent des composés organiques volatiles (COV) plusieurs années après leur construction. De plus, les objets et certaines activités contribuent aussi à polluer notre air. Les substances nocives pour notre santé les plus fréquentes sont le formaldéhyde, le benzène, le trichloréthylène, le toluène, le xylène, l’ammoniac, l’alcool et l’acétone. Ces contaminants sont reliés à des problèmes de santé tels que l’asthme, les allergies, les migraines, la congestion des sinus et du système respiratoire, la fatigue chronique et des désordres du système nerveux.

Afin de réduire cette pollution, on peut aérer régulièrement, éviter l’achat de certains meubles, produits et accessoires, acheter des meubles usagés et bien sûr, verdir notre intérieur! Certaines plantes d’intérieur ont été étudiées par la NASA et ont prouvé leur efficacité pour réduire considérablement les polluants intérieurs. Avoir des plantes procurent plusieurs avantages : elles produisent de l’oxygène, contribuent à contrôler l’humidité dans l’air, purifient l’air en absorbant les polluants, réduisent le bruit, favorisent la concentration, réduisent la fatigue et créent un environnement esthétique.

D’où viennent les principaux COV et quels sont les symptômes associés à leur exposition ?

Le benzène, un cancérigène humain confirmé, se retrouve dans le bois pressé, les colles, les adhésifs, la peinture, le caoutchouc, les détergents, les teintures, etc. En grande concentration, il cause des étourdissements, des irrégularités cardiaques, des dommages au foie et aux reins. Une exposition chronique provoque la perte d’appétit, la nervosité, des maux de tête, des vertiges, de la fatigue et des troubles de la vision.

Le formaldéhyde est un cancérigène certain, dont les principales sources sont les isolants en mousse et les produits en bois pressé. Il se trouve aussi dans plusieurs produits communs tels que les mouchoirs, les essuie-tout, le papier ciré, les produits nettoyants, les colles à plancher, les plastiques de type polymère, les meubles en tissu, les tuiles de plafond, les vêtements en tissus synthétiques, les rideaux, les recouvrements de sol, etc. Il cause des maux de tête, irrite les yeux et les voies respiratoires, et est associé à l’asthme.

Le trichloroéthylène est potentiellement cancérigène, en particulier pour le foie. Il est largement utilisé dans le monde industriel pour le dégraissage des métaux et le nettoyage à sec. À la maison on le retrouve dans les encres d’imprimantes, les vernis, les peintures, les colles, les adhésifs, les lubrifiants, les décapants et les teintures. Il peut causer des maux de tête, des étourdissements, des problèmes de coordination, de la fatigue, des troubles de mémoire, du sommeil et de la concentration et des changements d’humeur.

Quelles plantes choisir ?

Les plantes d’intérieur nettoient l’air ambiant de deux façons, par la respiration à travers les feuilles et par les micro-organismes dans la terre. Celles que je vous présente aujourd’hui ont été classifiées par la NASA selon quatre critères : la capacité d’épuration de l’air, la facilité de culture, la résistance aux maladies et le taux de transpiration. Une plante de grosseur moyenne est suffisante pour assainir un espace de 10 m2. L’important est d’avoir une variété de plantes qui puissent capter un large spectre de polluants et qui soient adaptées aux conditions que vous avez à leur offrir.

Les principales :

  • Chrysalidocarpus lutescens (Palmier d’arec)
  • Rhapis excelsa (Rhapide)
  • Chamaedorea seifrizii (Palmier bambou)
  • Ficus robusta (caoutchouc)
  • Spathiphyllum (Lys de la paix)
  • Hedera helix (Lierre commun)
  • Dracaena fragrans (Dracéna frangrant)
  • Chlorophytum comosum (Plante araignée)
  • Dieffenbachia
  • Schlumbergera (Cactus de Noël)
  • Maranta leuconeura (Maranta)
  • Sanseviera trifasciata (Sansevière)

Références

CSST service du répertoire toxicologique
Centre international de recherche sur le cancer
NASA
Guide de verdissement d’intérieur en milieu scolaire

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